Un véritable concentré de talents pour la toute première édition de la Puig Women’s America’s Cup

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L’excitation grandit à Barcelone pour ce qui s’annonce comme l’une des régates les plus serrées, la Puig Women’s America’s Cup attirant pour la première fois les meilleures navigatrice du monde pour cette édition entièrement féminine de l’America’s Cup.

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Aujourd’hui, les skippers des 12 équipes en compétition – six équipes de l’America’s Cup et six équipes invitées venant d’Australie, du Canada, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Suède et d’Espagne – ont participé à une séance photo tôt ce matin dans le bâtiment historique de l’Université de Barcelone avant de se présenter devant les médias du monde entier lors de la conférence de presse d’ouverture.

Tous les projecteurs sont braqués sur ces athlètes, toutes enthousiastes à l’idée des opportunités que la Puig Women’s America’s Cup leur offre comme passerelle vers les grandes équipes et les AC75 de l’America’s Cup

Silvia Mas, skipper de Sail Team BCN, a ouvert la conférence de presse en déclarant : « Pour moi, c’est bien sûr un plaisir d’accueillir la première Women’s America’s Cup ici à Barcelone. Nous sommes très heureuses d’avoir notre famille et nos amis ici pour nous soutenir. Il règne une grande chaleur humaine. »

Hannah Mills, double médaillée d’or olympique et skipper d’Athena Pathway, a exprimé l’enthousiasme général en déclarant : « C’est une telle opportunité pour les femmes d’acquérir de l’expérience sur ces bateaux. Cet écart d’expérience est réel : nous avons toutes navigué sur des bateaux olympiques, mais dans cette ère de foiling, il existe très peu d’opportunités et d’expérience pour les navigatrices, et cela marque vraiment, pour moi, un énorme pas en avant. »

Mills a parlé du déficit de compétences et s’est montrée positive quant au rôle de la Puig Women’s America’s Cup comme tremplin vers l’avenir, déclarant : « Cette régate constitue un véritable pas pour combler cet écart et montrer au monde ce que les navigatrices peuvent accomplir. Nous ressentons toutes la responsabilité de le démontrer ici. Nous devons faire de cet événement un succès retentissant, en parler, le mettre en avant, informer tout le monde de ce qui se passe et de son importance pour gagner en visibilité à l’avenir, et, espérons-le, que quiconque remportera l’America’s Cup considère cet événement comme une étape majeure à venir. »

Ce qui est en jeu pour ces équipes, c’est une place sur la scène internationale, avec toutes les équipes seniors de l’America’s Cup étant à l’affût des talents féminins émergents dans le monde de la navigation foiling. Manon Audinet, skipper de l’Orient Express Team, a résumé les enjeux en déclarant : « C’est ce qui nous manquait depuis un certain temps : avoir la chance de naviguer sur ces bateaux. Ce n’est que le début, nous accumulons de l’expérience et je pense que nous voulons toutes naviguer sur l’AC75 pour la prochaine campagne, mais pour ma part, je veux participer à ce type de projet seulement si je le mérite. »

Audinet se montre confiante pour l’avenir : « Nous accumulons plus d’expérience pour le moment et j’espère qu’un jour nous serons assez compétentes pour partager le projet avec les autres équipes. Ce qui se passe actuellement est idéal. Nous allons voir davantage de femmes impliquées dans l’America’s Cup lors du prochain événement, et j’ai hâte de voir des navigatrices à bord des grands bateaux la prochaine fois. »

Et ce sentiment a été partagé par Olivia Price, médaillée d’argent et skipper de l’Andoo Team Australia, qui a déclaré, quant à elle : « C’est grisant de pouvoir atteindre de telles vitesses sur ces fabuleux foilers et avec les meilleures navigatrices au monde - honnêtement, c’est surréaliste. »

Price a ajouté : « C’est, je l’espère, la première étape pour continuer la compétition féminine et créer cette passerelle pour les jeunes et les navigatrices en devenir. J’ai encore des frissons rien qu’en disant que nous faisons partie de l’histoire. C’est la première Women’s America’s Cup. Bien sûr, nous avons eu des femmes impliquées par le passé, mais jamais un événement exclusivement pour nous, où nous naviguons toutes ensemble à égalité. »

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La flotte est composée de médaillées olympiques, parmi les plus décorées de l’histoire de la voile, réparties dans les différentes équipes. Au total, on compte sept médaillées d’or, dix d’argent et quatre de bronze dans les deux flottes, témoignant du talent présent à la Puig Women’s America’s Cup.

Après leur succès lors de l’UniCredit Youth America’s Cup, l’équipe Luna Rossa Prada Pirelli est en pleine réussite et leur équipe féminine cherche à reproduire cet exploit. Giulia Conti, skipper de l’équipe italienne, a parlé de leurs préparatifs, déclarant : « Nous ressentons beaucoup de soutien de la part de l’équipe principale. Voir l’équipe Jeunes gagner a été un moment fort pour nous, qui nous a permis de réaliser que le travail acharné que nous avons accompli ensemble ces derniers mois a vraiment porté ses fruits. C’était super de les voir gagner et j’avais les larmes aux yeux lorsqu’ils ont franchi la ligne d’arrivée. »

Conti a commenté les récentes séances d’entraînement en déclarant : « Nous avons eu de belles courses lors des sessions d’entraînement et maintenant nous devons essayer de reproduire cela demain en restant concentrées, mais surtout en profitant, car naviguer sur ces bateaux est incroyable. C’est, sans aucun doute, les meilleures courses que j’aie jamais faites. »

Les préparatifs ont été intenses s'agissant de la régate que chaque navigatrice souhaite remporter et la compétition s’annonce féroce, tant au sein des équipes de l’America’s Cup que des équipes invitées.

À propos de l’impact de la compétition, Isabelle Bertold, skipper de Concord Pacific Racing, a commenté : « C’est la plus grande scène de la voile : être sur l’eau, partager le parcours avec les AC75, et nous allons avoir tout autant de spectateurs qui nous suivront. Ce ne sont pas seulement les filles de cinq ou huit ans qui auront un modèle féminin dans le sport, mais c’est aussi l’aspect commercial. » Et d'ajouter : « Nous avons constaté, au cours des deux dernières années, que le sport féminin compte parmi les fans les plus engagés, ce qui génère également des revenus de sponsoring pour les équipes et attire encore plus de soutien. Je pense que ce n’est que le début et nous allons voir la voile féminine et le sport féminin progresser à un rythme rapide. »

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Bertold est impatiente de se lancer en course, déclarant : « De notre côté de la flotte, je pense qu’il y a moins d’expérience sur les bateaux, donc il va falloir rester simples et apprendre le plus vite possible, mais ce que je retiens surtout, c’est que les courses ont l’air vraiment amusantes, et j’ai hâte de participer à notre première régate. »

Ce que nous allons voir se dérouler, ce sont deux manches de courses collectives de haut niveau, suivies d’une finale en match-racing où seules les meilleures sortiront gagnantes. Le format de la Puig Women’s America’s Cup est impitoyable et récompense la régularité, la précision et l’exécution au plus haut niveau, le travail d’équipe et la communication étant absolument essentiels pour réussir dans la flotte ultra-rapide des AC40, des yachts aux caractéristiques identiques.

ÉQUIPES PUIG WOMEN’S AMERICA’S CUP

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D’où émergeront les gagnantes dans ce groupe est une véritable énigme sportive, plusieurs équipes visant les premières places - et aucune plus que les équipes Emirates Team New Zealand et Athena Pathway britannique.

Ces deux équipes ont recruté un important contingent olympique : l’équipe néo-zélandaise compte Jo Aleh, médaillée d’or et d’argent, tandis que les britanniques sont dirigées par Hannah Mills, double médaillée d’or et détentrice d’une médaille d’argent. Ces deux superstars mondiales du sport apporteront certainement un avantage, mais ce sont leurs coéquipières qui pourraient s’avérer cruciales pour la réussite. Les deux équipes possèdent un palmarès olympique et mondial conséquent, combiné à des heures passées sur l’eau et dans le simulateur.

Une autre équipe que tout le monde observe de près est Luna Rossa Prada Pirelli, qui a fait appel à Giulia Conti, quadruple olympienne, pour diriger ses efforts. L’équipe féminine italienne s’est entraînée intensivement pendant des semaines à Cagliari, en Sardaigne, et depuis son arrivée à Barcelone, elle a impressionné, bénéficiant d’un encadrement de qualité fourni par leur équipe Jeunes – récemment sacrée championne de l’UniCredit Youth America’s Cup – ainsi que par l’équipe senior de l’America’s Cup. Interrogez n’importe laquelle des équipes féminines et vous constaterez que les italiennes figurent parmi les grandes favorites.

Cela étant, parmi les autres équipes de l’America’s Cup, un talent sérieux sera également à l’œuvre. Alinghi Red Bull Racing aligne une équipe très bien préparée et soigneusement sélectionnée, qui a passé beaucoup de temps sur l’eau. Menée par la triple olympienne Nathalie Brugger et la championne du monde Nacra 15 - moins de 19 ans - Marie Mazuay, l’équipe suisse constitue une unité bien organisée qui a su fusionner jeunesse et expérience sous la direction de Matias Bühler et Coraline Jonet.

La France et les États-Unis pourraient être les outsiders parmi les équipes de l’America’s Cup, mais elles disposent toutes deux d’un sérieux talent en foiling. Représentante olympique en Nacra 17 à Tokyo 2020, Manon Audinet s’est entourée de la brillante spécialiste du match-racing Pauline Courtois, pour former un duo redoutable.

De même, du côté de NYYC American Magic, le duo de barreuses est de tout premier plan. La double olympienne Francesca Clapcich est accompagnée par l’olympienne Paris ILCA Erika Reineke, et l’équipe senior d’American Magic a effectué un travail remarquable en intégrant à la fois leurs navigatrices et leurs jeunes marins dans la structure de l’équipe senior, une expérience qui pourrait s’avérer déterminante.

Les trois premières places pour accéder à la finale en flotte seront âprement disputées. Le temps passé sur l’eau pourrait tout faire basculer.

ÉQUIPES INVITÉES

Les équipes invitées sont tout aussi compétitives, avec un talent remarquable à l’œuvre, mais tout pourrait se jouer en faveur des équipes ayant passé le plus de temps sur l’eau. Toutes les équipes ont également bénéficié d’horaires étendus sur simulateur, et une ligue numérique non officielle a vu des équipes du monde entier se défier en ligne.

Deux équipes se détachent particulièrement : la Suède et l’Australie, les suédoises bénéficiant de l’avantage considérable d’avoir leur propre bateau pour s’entraîner à Belfast, en Irlande du Nord. Menées par Ida Svensson et Julia Gross, elles viseront un départ rapide, mais auront de sérieux concurrentes à affronter.

Les médaillées olympiques d’argent Nina Curtis et Lisa Darmanin mènent le défi australien et ont rapidement pris leurs marques à Barcelone. Comme toujours avec les équipes australiennes, elles sont extrêmement compétitives. Elles pousseront fort, c’est certain, mais l’équipe surprise pourrait bien être la JAJO DutchSail Team, qui a accueilli Odile van Aanholt et Annette Duetz, médaillées d’or aux Jeux Olympiques de Paris 2024 en 49erFX.

Les équipes outsiders - mais encore très en lice - sont les équipes espagnole, canadienne et allemande, et en parcourant leurs effectifs, on y trouve un talent mondial de premier plan, toutes déterminées à réussir.

Pour les supporters locaux, le Spanish Sail Team BCN aligne l’olympienne et championne du monde de 470 Silvia Mas, aux côtés du talent prometteur de Neus Ballester, qui devient rapidement une sensation en foiling après une jeune carrière brillante dans les 420. Elles sont rejointes par les olympiennes Paula Barceló Martín et Nicole van der Velden, créant un mélange équilibré d’expérience et de jeunesse, et bénéficiant d’un large soutien du public barcelonais.

Pour l’équipe féminine AC Team Germany, soutenue par le légendaire vainqueur de la Cup Jochen Schümann, il s’agit d’une équipe débordant de talent : Tina Lutz, médaillée d’argent à Tokyo 2020 en 49erFX ; Victoria Jurczok, olympienne à Rio 2016 ; et Luise Wanser, olympienne et championne du monde de 470. S’ajoute à cela la star du foiling Franziska Mäge, championne du monde féminine 2019 en International Moth. Si elles parviennent à exploiter tout ce talent, AC Team Germany pourrait créer la surprise.

Enfin, une équipe à ne pas négliger est le défi canadien, Concord Pacific Racing, qui a impressionné à l’entraînement. Menées par la star ILCA 6 Isabella Bertold et soutenues par les olympiennes Ali Ten Hove et Mariah Millen, les canadiennes ont accumulé des heures sur simulateur et sont impatientes de réaliser une série solide.

Ainsi, les équipes sont prêtes, les jours d’entraînement et de courses d’essai sont terminés, et les courses peuvent commencer. Les trois premières de chaque division accéderont aux courses finales en flotte pour déterminer les deux meilleures équipes qui s’affronteront ensuite pour le titre dans une finale en match-race à un seul vainqueur.

Fait crucial, la finale inaugurale de la Puig Women’s America’s Cup aura lieu le dimanche 13 octobre, entre les courses du deuxième jour du 37ᵉ America’s Cup Louis Vuitton. Les yeux du monde entier seront tournés vers la nouvelle génération de navigatrices, qui auront l’occasion non seulement d’inscrire leur nom dans l’histoire, mais aussi de montrer leur ambition en tant que futures superstars de l’America’s Cup.

Tout cela n’aurait pas été possible sans le soutien indéfectible de Puig, leader mondial basé à Barcelone dans l’industrie de la beauté et de la mode, dont l’objectif est de fournir aux navigatrices une plateforme pour mettre en valeur leurs compétences et talents sur les AC40 foiling haute performance, et de créer une passerelle vers l’America’s Cup. En soutenant la première Puig Women’s America’s Cup, l’entreprise démontre activement son engagement en faveur de l’inclusion, de l’égalité des sexes et de la diversité dans le sport de la voile, un sport avec lequel elle entretient une longue tradition.

L’architecte et designer espagnole Patricia Urquiola a été chargée de créer le trophée inaugural de la Puig Women’s America’s Cup. Urquiola a imaginé « une figure simple et géométrique, comme un cylindre, sans éléments décoratifs ni base, qui à un moment donné s’ouvre comme une grande voile frappée par le vent ». Réalisé en argent, d’une hauteur de 58 cm et pesant environ cinq kilogrammes, l’intérieur du trophée présente un effet or rose, et n’a pas de poignées, « afin que l’équipe gagnante puisse l’embrasser dans sa totalité », explique Urquiola.

Lever ce trophée spectaculaire et le célébrer pleinement est l’objectif ultime pour l’élite des meilleures navigatrices mondiales. Attention, la Puig Women’s America’s Cup est sur le point de prendre le devant de la scène.

Regardez la conférence de presse complète de la Puig Women’s America’s Cup